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COMMENT CONTINUER A IMPORTER EN RUSSIE AVEC LA NOUVELLE CERTIFICATION

Marina — Samedi 26 Octobre 2013


COMMENT CONTINUER A IMPORTER EN RUSSIE AVEC LA NOUVELLE CERTIFICATION

Votre traducteur russe vous informe sur les écueils du nouveau système de certification
 
A l’attention de toutes les entreprises-importatrices de produits industriels en Russie!
Depuis les changements de la législation sur la certification des produits importés adoptés au début d’année, de plus en plus d’entreprises françaises qui importent en Russie cherchent des solutions pour pouvoir continuer à travailler sur ce marché très porteur.
Les certificats GOST nécessaires pour pouvoir importer en Russie, resteront valables jusqu’à la fin de leur validité. Mais désormais pour pouvoir importer en Russie toute entreprise aura besoin également de revêtir de nouveaux certificats, correspondants aux nouvelles règlementations techniques de l’Union Douanière de Russie, Biélorussie et Kazakhstan. Lire la suite…

COMMENT ETABLIR UN BON CONTACT AVEC DES RUSSES ?

Marina — Jeudi 24 Octobre 2013


COMMENT ETABLIR UN BON CONTACT AVEC DES RUSSES ?

Les règles de politesse à la russe

Comment ne pas être un mouton à cinq pattes en Russie? Quand on demande aux touristes européens, qu’est-ce qui vous étonne le plus dans les rues de Moscou, la réponse est : l’absence de sourire. Le moscovite ne sourit pas dans la rue. Le moscovite ne sourit pas chez le médecin, ni dans une banque, ni dans une boulangerie, boucherie, etc. ! Personne ne dit « bonjour » au chauffeur de bus, le sourire non plus n’est pas habituel. Personne ne sourit à personne dans la rue, pire encore dans le métro. L’inconnu se sentira pour le moins embarrassé. Il va certainement penser qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ne souriez surtout pas à quelqu’un dans l’ascenseur, ça ne se fait pas du tout! Ne saluez pas les gens dans l’ascenseur. Lire la suite…

Marina Yulis

EXPERIENCE D’UN PMI FRANCAIS SUR LE MARCHE RUSSE: CAS DE SAS SICCOM


EXPERIENCE D’UN PMI FRANCAIS SUR LE MARCHE RUSSE: CAS DE SAS SICCOM

Une PMI française SAS SICCOM a réussi à pénétrer le marché russe, y établir des relations de confiance et y devenir un acteur important en 5 ans.

Pierre-Gilles Vassort, responsable de zone Export de la société Siccom, fabricant français de pompes de relevage de condensats, nous raconte son histoire de la conquête du marché russophone : difficultés, certification, problèmes typiques du marché russe, etc.

Première démarche : la certification EAC

Mon expérience du marché Russe s’est faite sur une intuition : Comment un pays de plus de 170 millions de personnes pourrait s’intéresser à un accessoire de climatisation (pompes de relevage)?

La Russie est un pays froid dans nos pensés mais aussi un pays chargé d’histoire avec des populations aisées et beaucoup de bâtis historiques, bref une étude s’est imposée.

Nos premières démarches ont été celles des certifications et obtenir le droit d’exporter en étant aux normes locales – EAC (Certificat de l’Union douanière Russie-Bielorussie-Kazahstan). On doit certifier les produits par code douanier (reprenant plusieurs références), la démarche étant assez chère. Nous avons décidé de passer par une société de certification suisse SERCON et on a obtenu la certification rapidement.

Prospection du marché russe

Une fois cette formalité faite, nous nous sommes interrogés pour estimer le marché potentiel et très vite la barrière de la langue et de la culture s’est imposée.  Le recours à un interprète natif à été incontournable. Consulter « Yandex » (moteur de recherche russe, beaucoup plus utilisé par les russes que Google) pour identifier des prospects, leur téléphoner pour obtenir des informations et dans un second temps après leurs identifications prendre des rendez-vous... Les entrepreneurs Russes changent et sont friands de technologie européenne, mais malgré ces intérêts, ils restent Russes et ne parleront ouvertement qu’avec un natif ; je pense que c’est la clé.

Marché russe : développement

En commençant comme un tout petit acteur de marché avec 2 petits distributeurs dans la région de Moscou, en 5 ans notre société est devenue leader sur notre marché de mini-pompes de relevage en Russie, avec 5 distributeurs nationaux. Nous sommes passé en 5 ans de 200.000 euros à 1.200.000 euros et plus de 50% de parts de marché… 

La suite de l'histoire de Siccom en Russie -  très bientôt dans le blog: développement de marché russe, problèmes clés  et aussi la perspective de l'ouverture des autres marchés de l'ex-espace soviétique comme la suite logique du développement de la marque en Russie.

MARIAGES ENTRE LES FRANCAIS ET LES RUSSES – SUITE


MARIAGES ENTRE LES FRANCAIS ET LES RUSSES – SUITE

Dans l'article précèdent  j’ai commencé une interview avec Sylvain, un français qui s’est marié avec Marina, une fille russe de la ville de Ivanovo. Voilà la suite de ses témoignages :

 

-        Sylvain, as-tu appris à faire la cuisine russe ?

-        J’adorai, j’adore et j’adorerai la cuisine russe ! J’ai appris à faire pas mal de trucs. Marina a converti toute ma famille aux Chachliks (barbecue à la russe). Quand on repense à toutes ses années à manger des brochettes de dinde trop cuite … Le plof aussi ! (C’est un plat de l’orient de la Russie à la base du riz et de viande).  Désormais en Auvergne c’est barbecue par tout temps toute l’année. Même en hiver ! A la maison, c’est Marina qui cuisine le plus sauf les desserts, c’est ma chasse gardée. C’est assez drôle, au début lorsqu’elle parlait de la cuisine en France, elle racontait à sa famille que nous mangions les desserts comme des enfants.

-        L’adaptation, a-t-elle été difficile pour Marina ?

-        Dans l’ensemble ça s’est bien passé. Elle a été très surprise par l’importance des relations sociales en France. Elle avait du mal à comprendre que l’on rencontre beaucoup de monde, que je discute avec d’autres personnes, des hommes, des femmes … Son modèle familiale Russe autocentré a été quelque peu éprouvé au contact d’un modèle Latin plus ouvert …ou tout du moins faussement ouvert. C’était très difficile pour elle. Les Latins ont l’habitude de la représentation, les Russes moins. Mais quand ils s’ouvrent c’est entièrement. Elle était un peu perdue au départ mais ça va mieux. Elle prenait aussi assez mal le fait que finalement peu de monde en France connaissait l’histoire de l’Europe de l’Est. Mais tout le monde avait un avis dessus … Elle avait appris l’histoire de l’Europe et de la France et finalement la connaissait parfois mieux que beaucoup de Français. Ce décalage était pour elle un choc. Elle avait une image des français très cultivés, un peu philosophes sur les bords. Au début elle essayait d’expliquer … Maintenant elle en a fait son deuil et elle évite le sujet.

-        Et en ce qui concerne l’adaptation coté professionnel ?

-        D’un point de vue professionnel elle ne travaille pas encore. Elle s’occupe de notre fils à plein temps. C’est déjà un sacré boulot et au fond, le plus important.

-        En ce qui concerne les points de vue différentes sur l’éducation des enfants ?..

-        Je n’ai pas l’impression qu’il y a de grandes différences dans notre approche de l’éducation. On partage les mêmes valeurs. On consacre beaucoup de temps à l’éveil de Nikita et a son instruction. Chacun avec ses sensibilités et ses appétences. On est très complémentaires là-dessus. A la rigueur on pourrait dire que je laisse un peu plus de liberté d’action à notre fils ! Mais pas de grandes différences.

C’était l’histoire de Sylvain et Marina, un couple franco-russe. Si vous êtes marié/ée avec une Russe, - ou un Russe, et vous souhaitez partager votre expérience sur les pages de ce blog – contactez moi !

 

MARIAGES ENTRE LES FRANCAIS ET LES RUSSES


MARIAGES ENTRE LES FRANCAIS ET LES RUSSES

J'ouvre par cet article un nouveau projet : des interviews avec des français, mariés avec des femmes russes (et vice versa). 

Les difficultés - les points d'affinités et les conflits entre les deux cultures dans la vie de couple ; les différentes approches de l'éducation des enfants… 

Voilà le témoignage de Sylvain habitant à Lyon et marié depuis 5 ans avec Marina, une jeune fille Russe de la ville de Ivanovo. Sylvain – c’est un français plutôt atypique, comme il parle couramment le russe qu’il a appris dans le cadre de son travail mais aussi pour sa motivation personnelle, ce qui, paraît-il, l’aide beaucoup. Sylvain et Marina ont un fils de 4 ans, Nikita.

 

-        Racontes, comment vous vous êtes rencontrés ?

-        Lors d’un voyage en Italie. Pour moi c’était un séminaire professionnel, Marina voyageait pour le plaisir avec 3 amies.  Alors qu’avec mes collègues nous dinions sur la place Naviona à Rome, mon ancien chef avait remarqué une amie de Marina. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’elle était Russe il m’a envoyé en mission de reconnaissance. Comme je me débrouillais dans la langue de Pouchkine, j’étais désigné d’office. J’ai abordé Marina et son amie et nous avons commencé à discuter. Quelques minutes plus tard, mon chef qui venait de dévaliser un marchand de roses ambulant arrivait avec un énorme bouquet. Sachant qu’il ne comprenait pas ce que je racontais, j’en ai profité pour offrir le bouquet à Marina et à ses amies. Nous avons échangé nos emails et en sommes restés là pour l’épisode italien. Un an après, je me rendais à Moscou pour les vacances. J’ai contacté Marina pour qu’elle me fasse visiter la région d’Ivanovo … Le charme de Plios, Syzdal et surtout de Marina ont fait le reste. 2 mois après elle venait à Paris. En hiver je découvrais les joies du Bania avec mon beau père. 4 mois plus tard …Nous étions mariés !!! 

-        Coté administratif, est-ce que vous avez eu des difficultés ?

-        Pour le coté Administratif, ça a été un vrai cauchemar. Nous nous sommes mariés administrativement parlant alors qu’elle avait un visa touristique. Le consulat de France en Russie l’a mal pris. Du coup, ils ont fait trainer son dossier avant de lui refuser le visa à cause de son niveau de Français. Le plus ridicule dans tout ça c’est qu’ils lui ont payés 20h de cours de Français à Moscou.  La seule condition pour obtenir son visa était de les suivre. Il n’y avait aucune obligation de résultat. Nous avions prévu la célébration du mariage le 22 juin … Elle a obtenu son visa le 19 … Nous avions annulé les festivités une semaine auparavant !!! Sa famille avait déjà obtenu les visas et acheté les billets d’avion. Bref ça a été extrêmement compliqué … Mais ça s’est bien fini.  Après le plus dur a été d’attendre à partir de 2h du matin a la préfecture de Lyon pour obtenir chaque année son titre de séjour …  A l’époque il n’était pas possible de prendre rendez-vous … Une fois nous n’avons même pas pu obtenir un ticket. Naïvement, j’avais commencé de faire la queue à partir de 4h du matin !!!   Pour résumer un très mauvais souvenir…

-        Quelles langues parlez-vous à la maison ?

-        Nous parlons Russe à la maison. Je ne parle Français qu’avec mon fils. Le pire c’est que je n’arrive pas à parler plus de 2 minutes avec Marina en Français. Je bascule systématiquement en Russe, ce n’est pas naturel pour moi de lui parler en Français. Ça m’a aidé à progresser …  Par contre ça ne l’aide pas du tout. Notre fils Nikita parle du coup les deux langues. Après, n’étant pas natif il me manque souvent des mots, c’était encore plus vrais au départ et nous avons du coup développé une sorte de langage hybride. Quelques exemples : Poumons = пакет для воздуха // Reins = фильтр для пипи // Rideaux = ткань для окнo  // Couette = ткань для зимы … Mon beau père adore et a déjà adopté quelques une de mes expressions.

Restez connecté, la suite de l’interview de Sylvain arrive bientôt.