Tout ce qu’il faut savoir avant de partir en Russie

Train transsibérien

Aujourd’hui je continue ma série de renseignements, qui vous aideront à mieux comprendre notre mentalité et qui rendront votre séjour en Russie plus agréable et sans mauvaise surprise… En espérant que les frontières s’ouvrent bientôt et que les voyages en Russie redeviendront à nouveau envisageables pour les français! 1. Déjà, la première chose, dès que vous arrivez : en Russie il est interdit de boire de l’eau du robinet. Elle est loin d’être suffisamment potable. On peut la boire que bouillie. 2. Les russes déjeunent à n’importe quelle heure : 14h, 15h, 16h, etc. Les russes n’ont pas forcement faim à midi, puisque tous les jours ils déjeunent à des heures différentes. 3. N’étant pas très écologiques ni économes, les russes n’éteignent pas les lumières en sortant des pièces. Ils n’ont pas cette habitude. Les lumières peuvent rester allumées dans toutes les pièces de la maison pendant toute la journée. 4. De la même façon, il y a encore beaucoup de russes, qui laissent couler l’eau pendant tout le temps qu’ils se brossent les dents. Soit 5 minutes d’eau par jour, coulant inutilement fois 146 millions d’habitants! 5. Par contre, les russes sont très pointus sur l’hygiène. Il est hors de question que vous n’enleviez pas vos chaussures, en entrant dans un appartement ! 6. Dans le supermarché ne dites pas : « Bonjour, je voudrais savoir où puis-je trouver les citrons, s’il vous plaît… » Dites : « Où sont les citrons ? »… La politesse dans la vie quotidienne n’est pas d’usage. 7. Les russes ne mangent pas la viande ni crue ni saignante. On l’aime que très très cuite. 8. Le fromage ne se mange pas entre le plat et le dessert, comme en France. Pour les russes le fromage c’est quelque chose qu’on mange uniquement sur une tartine pour le petit déjeuner. D’autant plus, maintenant, avec les sanctions, il n’y a plus de fromage français… 9. Les russes boivent du thé toute la journée. Entre les repas, après les repas, pendant les repas. Ne soyez pas entonné en voyant une personne qui mange de la soupe en buvant son thé en même temps : c’est comme ça qu’on l’aime ! 10. D’ailleurs, les russes adorent boire le café ou le thé le soir, juste avant de se coucher. Même 5 tasses de thé avant de se coucher ne les empêcheront pas de dormir. 11. Pour vous déplacer, sachez, qu’à Moscou les distances entre les stations de métro sont très grandes, 4 fois plus grandes qu’entre celles du métro parisien. Il y a facilement 30-40 minutes de marche entre deux stations. 12. Etant en Russie, si vous êtes un homme, il suffit de mettre un vieux jogging et le t-shirt de votre grand père, pas besoin de vous raser. Rien que le fait d’être un homme et un FRANÇAIS vous serez le plus irrésistible de la ville (oui, les hommes russes ne se donnent pas beaucoup de peine pour s’habiller et se maintenir, étant donné que la situation démographique joue à leur faveur). 13. Si vous êtes une femme et que vous ne voulez pas passer pour un mouton à cinq pattes, au contraire, essayez d’être impeccable tous les jours – coiffure, manucure, parfum, robe, talons, maquillage dès le matin… parce que c’est comme ça que toutes les femmes russes sortent de la maison. Même pour sortir une poubelle… Injuste ? Je suis assez d’accord ! 14. Les femmes russes adorent les talons aiguilles très très hauts. Même en hiver, même si elles prennent les transports en commun et courent sur un sol gelé après. 15. Les russes aiment la France et tous ce qui en vient. Il y a même un dicton russe très courant : « Voir Paris et mourir ». Si vous avez voyagé en Russie dernièrement et que vous avez des choses à ajouter, quelque chose de particulier que vous avez remarqué chez les russes et qui vous a étonné, n’hésitez pas à nous écrire et partagez vos expériences utiles !

L’interprétation français-russe et français-anglais pour vos visioconférences

Une nouvelle réalité économique due au COVID-19 a vu le jour. Je continue d’accompagner vos projets avec vos partenaires russophones et anglophones. Interprète par visioconférence: une solution pratique, économique et simple J’œuvre sur la base de Zoom, Teams, Google Meet ou toutes autres plateformes.Les échanges avec votre clientèle étrangère ne s’arrêtent pas malgré les frontières fermées. La traduction en vidéo à distance sera une solution idéale. Les bénéfices de l’interprétation à distance par rapport à un interprète présent sur place La possibilité de combler toute urgence, tout besoin de dernière minute. Les économies sur les frais de transport et d’hébergement de l’interprète. C’est un avantage certain d’une prestation en ligne. Une facture correspondant au nombre d’heures effectives de travail. Un traducteur se rendant sur place vous comptera au minimum une demi-journée, voire plus. La liberté d’avoir concomitamment plusieurs chaînes audio avec des interprètes de différentes langues. En fonction des langages parlés, chacun peut suivre, alors, le développement de la réunion.Pour toute demande d’interprète par vidéo-conférence, contactez-moi pour un devis gratuit. J’interviens en français-russe, français-anglais, et français-espagnol. L’organisation de la traduction à distance : simplicité et efficacité Interprétation à distance: une solution simple et efficace pour vos réunions Zoom ! Pour cela, nous utilisons la visioconférence.Pour autant, nous proposons également nos compétences habituelles comme la localisation de textes et nos services d’interprète en présentiel pour vos rendez-vous d’affaires, réunions et formations.Le début de la pandémie de COVID marque l’avènement d’une ère inédite. Celle-ci est riche en enseignement. Les traducteurs du monde entier ont dû s’approprier cette nouvelle méthode de conférence. Ils ont donc largement eu l’occasion de s’adapter à l’interprétariat en vidéo. Ils ont, de ce fait, développé des compétences novatrices.L’organisation est simple. L’interprète se connecte avec son ordinateur en home office. Il se joint à votre réunion, webinaire ou formation virtuelle. Il participe avec le son ou le son et la vidéo, selon vos besoins.Si votre bureau est à Paris, nous pouvons aussi venir vous y retrouver. Nous serons, alors, « sur le même côté de l’écran » que vous pendant votre entretien. Notre comparatif des outils de vidéoconférences Voici un rappel de l’existant en 2021 des plateformes pour les visioconférences. Elles sont gratuites et accessibles en France et en Russie. Skype Ce logiciel est bien pour les réunions en petit groupe. En effet, vous n’avez que vingt-cinq utilisateurs simultanés possibles. Zoom visio La version gratuite est limitée. Elle autorise 100 participants et 40 minutes maximum de réunion. Cette plateforme est très intuitive et conviviale, de son installation à son utilisation. Webex Vous aurez cent personnes et jusqu’à 24 h de réunion en mode gratuit. Cette application est disponible dans la plupart des pays russophones. Microsoft teams Il est limité en nombre d’utilisateurs (moins de 20). Sa prise en main peut être difficile pour les non-experts dans cette matière.Il existe aussi d’autres plateformes. Voici quelques exemples. La liste n’est pas exhaustive.Google meet,GoToMeeting,BlueJeans,Starleaf,FastViewer,Adobe Connect… Possibilité d’intégrer l’interprétariat multilingue dans ZOOM Une option distingue ZOOM des autres plateformes. Vous pouvez incorporer dans vos vidéoconférences un groupe de traducteurs en plusieurs langues. En fonction des langages maîtrisés, chaque intervenant à la réunion prendra le canal audio adéquat. Cela se passe exactement comme pendant les conférences en présentiel. Dans ce cas, le principe de la prestation est le suivant. Les professionnels linguistiques traduisent en cabine. Les participants dans la salle mettent un casque et sélectionnent la chaîne dans leur langue. Ce type de logiciels, pour ordinateur ou tablette, gratuits ou pas, est en développement permanent. Le but est de répondre aux besoins croissants des entreprises. L’enseignement à tirer de la situation sanitaire de 2019-2020 se résume simplement. L’interprétariat en vidéo est une solution économique et conviviale. Elle est efficace pour continuer vos relations commerciales internationales. Comment l’essor de l’interprétariat par vidéo influence-t-il la vie des interprètes ? Marina, dirigeante de Marina Yulis Traduction, partage son expérience  Avant nous vivions d’une salle de conférences à l’autre. Nous allions de ville en ville, de pays en pays… Nous passions beaucoup de temps dans les trains et les avions. Cela m’est déjà arrivé, comme interprète, de faire 5 communes en 5 jours. Actuellement, c’est plutôt l’inverse. Nous travaillons plus souvent de chez nous. Par conséquent, nous adaptons nos disponibilités selon le nombre de missions en ligne. Nous commençons vraiment à apprécier ce nouveau système d’interaction avec les clients. En effet, c’est une énorme économie de temps. Je peux traduire à distance en enchaînant plusieurs réunions en une seule journée. Cela n’était pas possible en présentiel…De plus, la vie de famille est améliorée, les déplacements étant moins fréquents. Comme tout le monde, les pros de traduction ont hâte de reprendre les voyages. Ils veulent revoir leurs collègues et leurs clients. Ils ont envie de vraies conversations, et pas uniquement virtuelles… Pour autant, cette nouvelle méthode de travail a apporté son lot de bienfaits. Nous avons su devenir plus efficaces dans la matière, plus flexibles, voire plus inventifs !

Sept critères pour bien choisir son interprète russe

Marina Yulis traductrice russe et anglais

Vous avez décidé de faire appel à un interprète russe pour une conférence, un rendez-vous d’affaires ou une formation. De langue maternelle russe, c’est mieux Cette caractéristique induit la culture, la façon de penser, les codes culturels. Une très bonne maîtrise de la langue ne sera pas suffisante. Il faut que le russe soit la langue maternelle de votre interprète. Au minimum qu’il soit bilingue russe. Sa vie doit intégrer la langue russe. Nous sommes loin d’un simple apprentissage d’une langue à l’école. C’est le critère le plus important pour l’interprétation. Ceci est également vrai pour la traduction écrite français-russe. C’est la règle de base de ce métier. Normalement, ces prestations ne se font que vers la langue maternelle des interprètes. Connaissance terminologique de votre secteur d’activité Lors des premiers contacts téléphoniques, vérifiez les connaissances de l’interprète. Posez-lui quelques questions techniques sur votre secteur d’activité. Ainsi, vous pourrez voir s’il maîtrise les termes de votre spécialité. N’oubliez pas qu’en Russie un diplôme peut s’acheter. Cela concerne tous les types de titres universitaires, y compris en langues étrangères. Les niveaux d’étude dans la langue doivent être vérifiés. Le diplôme ne devrait pas être votre seul critère de sélection… Les vrais professionnels sont rarement généralistes ou experts de tous les domaines. Ils seront littéraires, techniques et/ou scientifiques. Selon ses aptitudes, un traducteur se spécialise dans 4 ou 5 disciplines. Donc, privilégiez un traducteur russe français ayant déjà des références dans votre secteur d’activité. Ponctualité et respect de la longueur de vos phrases Il faut que votre traducteur soit à l’heure pour votre rendez-vous. Tous les russes ont des « retards diplomatiques » de 15 minutes. Étonnement, c’est plus une règle qu’une exception. En conséquence, si le traducteur arrive à l’heure, c’est déjà un bon point. Il a, sans doute, l’habitude de travailler avec les Européens. Pour une traduction fiable, un interprète français russe traduit TOUT ce que vous dites. Cela montre qu’il connaît bien son travail. Cinq phrases ne se traduisent pas en une seule. Les formulations russes ne sont pas plus « compactes » que les phrases françaises. Une lecture et une étude attentives des textes devront ainsi être réalisées. Tout du moins, c’est une étape indispensable dans les premiers temps de votre collaboration. Les connaissances en géographie et en géopolitique Un bon interprète français-russe maîtrise la géographie de son pays. De même, il parle bien sa langue. Cette connaissance fait partie de son métier. Par exemple, il sait que Novossibirsk et Novorossiysk sont à l’opposé sur la carte. Ceci est valable aussi pour Krasnodar et Krasnoïarsk ! Pourquoi ne pas, en guise de test, lui faire remplir une carte géographique de Russie ? Capacité à représenter votre entreprise Dans certains cas, votre interprète français-russe sera amené à représenter votre entreprise. Par conséquent, sa capacité à être un interlocuteur respectueux et agréable est fondamentale. De même, il devra avoir une bonne culture générale. Selon les clients et objectifs de mission, les interprètes peuvent avoir une certaine autonomie. La première étape nécessite la collecte d’informations sectorielles. Laissez votre prestataire récolter ces données pour vous, par exemple, lors de salons et conférences. Il doit le faire de façon autonome, sans devoir vous y rendre personnellement. Ce mode de fonctionnement est fortement recommandé. En effet, depuis l’apparition du Covid-19, de nouvelles manières de travailler émergent. Cela permet, de plus, de pallier à d’éventuelles impossibilités de voyager. Les déplacements en Russie et en CEI requièrent quelques formalités administratives. Vous avez suffisamment de difficultés avec les visas et assurances pour vos collaborateurs et vous. Votre traducteur a-t-il, alors, un double passeport ? Avoir son propre passeport russe est un atout non négligeable. Cela facilitera l’entrée de votre interprète dans plusieurs pays de la CEI (Kazahstan, Azerbaïdjan…). Aisance relationnelle Vous devez faire des formations et des conférences en russe. Testez votre prestataire devant une petite audience. S’il a peur en public, votre formateur n’y pourra rien… Il s’agit d’une vraie difficulté. Imaginez une lecture de textes de façon insipide… Pour vos enseignements en présentiel ou en ligne, l’aisance est un atout indispensable. Il fait partie des critères d’importance pour bien choisir votre interprète. L’interprète doit être à l’aise avec les technologies récentes Echanger avec vos interlocuteurs en visioconférence est un moyen à utiliser sans retenue. C’est une forme de travail de traducteurs en ligne, tout aussi efficace qu’en présentiel. Dans la rubrique dédiée, vous trouverez nos services d’interprétation à distance, par Zoom, Teams ou tout autre plateforme. L’expertise technologique du traducteur est également un prérequis important pour la traduction des sites et des applications. Les traducteurs peuvent faire la localisation de votre site web en fonction de la langue. Les connaissances en SEO, en fonctionnement des moteurs de recherche russes, en sémantique et en marketing seront nécessaires pour traduire le site en russe correctement. Dans ces domaines, aucun outil automatique ne traduit en toute fiabilité à ce jour. Comment résumer nos conseils concernant le bon choix d’interprète français-russe en quelques mots ? Il est bilingue français russe. Idéalement, il maîtrise l’anglais en plus. Il a une connaissance approfondie des lexiques propres à votre domaine d’activité. Il se donne la peine de se préparer en avance pour votre rendez-vous.Un interprète français-russe compétent est ponctuel. Il est à l’aise en public. Prendre la parole n’est pas une difficulté. Il est capable de devenir le vrai « visage » de votre entreprise. Si vous cherchez un interprète russe, qui corresponde à ces critères — […]

Les mariages entre les français et les russes

J’ouvre par cet article un nouveau projet : des interviews avec des français, mariés avec des femmes russes (et vice versa).  Les difficultés – les points d’affinités et les conflits entre les deux cultures dans la vie de couple ; les différentes approches de l’éducation des enfants…  Voilà le témoignage de Sylvain habitant à Lyon et marié depuis 5 ans avec Marina, une jeune fille Russe de la ville de Ivanovo. Sylvain – c’est un français plutôt atypique, comme il parle couramment le russe qu’il a appris dans le cadre de son travail mais aussi pour sa motivation personnelle, ce qui, paraît-il, l’aide beaucoup. Sylvain et Marina ont un fils de 4 ans, Nikita. –        Racontes, comment vous vous êtes rencontrés ? –        Lors d’un voyage en Italie. Pour moi c’était un séminaire professionnel, Marina voyageait pour le plaisir avec 3 amies.  Alors qu’avec mes collègues nous dinions sur la place Naviona à Rome, mon ancien chef avait remarqué une amie de Marina. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’elle était Russe il m’a envoyé en mission de reconnaissance. Comme je me débrouillais dans la langue de Pouchkine, j’étais désigné d’office. J’ai abordé Marina et son amie et nous avons commencé à discuter. Quelques minutes plus tard, mon chef qui venait de dévaliser un marchand de roses ambulant arrivait avec un énorme bouquet. Sachant qu’il ne comprenait pas ce que je racontais, j’en ai profité pour offrir le bouquet à Marina et à ses amies. Nous avons échangé nos emails et en sommes restés là pour l’épisode italien. Un an après, je me rendais à Moscou pour les vacances. J’ai contacté Marina pour qu’elle me fasse visiter la région d’Ivanovo … Le charme de Plios, Syzdal et surtout de Marina ont fait le reste. 2 mois après elle venait à Paris. En hiver je découvrais les joies du Bania avec mon beau père. 4 mois plus tard …Nous étions mariés !!!    Coté administratif, est-ce que vous avez eu des difficultés ? –        Pour le coté administratif, ça a été un vrai cauchemar. Nous nous sommes mariés administrativement parlant alors qu’elle avait un visa touristique. Le consulat de France en Russie l’a mal pris. Du coup, ils ont fait trainer son dossier avant de lui refuser le visa à cause de son niveau de Français. Le plus ridicule dans tout ça c’est qu’ils lui ont payés 20h de cours de Français à Moscou.  La seule condition pour obtenir son visa était de les suivre. Il n’y avait aucune obligation de résultat. Nous avions prévu la célébration du mariage le 22 juin … Elle a obtenu son visa le 19 … Nous avions annulé les festivités une semaine auparavant !!! Sa famille avait déjà obtenu les visas et acheté les billets d’avion. Bref ça a été extrêmement compliqué … Mais ça s’est bien fini.  Après le plus dur a été d’attendre à partir de 2h du matin a la préfecture de Lyon pour obtenir chaque année son titre de séjour …  A l’époque il n’était pas possible de prendre rendez-vous … Une fois nous n’avons même pas pu obtenir un ticket. Naïvement, j’avais commencé de faire la queue à partir de 4h du matin !!!   Pour résumer un très mauvais souvenir… –        Quelles langues parlez-vous à la maison ? –        Nous parlons Russe à la maison. Je ne parle Français qu’avec mon fils. Le pire c’est que je n’arrive pas à parler plus de 2 minutes avec Marina en Français. Je bascule systématiquement en Russe, ce n’est pas naturel pour moi de lui parler en Français. Ça m’a aidé à progresser …  Par contre ça ne l’aide pas du tout. Notre fils Nikita parle du coup les deux langues. Après, n’étant pas natif il me manque souvent des mots, c’était encore plus vrais au départ et nous avons du coup développé une sorte de langage hybride.  Sylvain, as-tu appris à faire la cuisine russe entre temps? –        J’adorai, j’adore et j’adorerai la cuisine russe ! J’ai appris à faire pas mal de trucs. Marina a converti toute ma famille aux Chachliks (barbecue à la russe). Quand on repense à toutes ses années à manger des brochettes de dinde trop cuite … Le plof aussi ! (C’est un plat de l’orient de la Russie à la base du riz et de viande).   Désormais en Auvergne c’est barbecue par tout temps toute l’année. Même en hiver ! A la maison, c’est Marina qui cuisine le plus sauf les desserts, c’est ma chasse gardée. C’est assez drôle, au début lorsqu’elle parlait de la cuisine en France, elle racontait à sa famille que nous mangions les desserts comme des enfants. –        L’adaptation, a-t-elle été difficile pour Marina ? –        Dans l’ensemble ça s’est bien passé. Elle a été très surprise par l’importance des relations sociales en France. Elle avait du mal à comprendre que l’on rencontre beaucoup de monde, que je discute avec d’autres personnes, des hommes, des femmes … Son modèle familiale Russe autocentré a été quelque peu éprouvé au contact d’un modèle Latin plus ouvert …ou tout du moins faussement ouvert. C’était très difficile pour elle. Les Latins ont l’habitude de la représentation, les Russes moins. Mais quand ils s’ouvrent c’est entièrement. Elle était un peu perdue au départ mais ça va mieux. Elle prenait aussi assez mal le fait que finalement peu de monde en France connaissait l’histoire de l’Europe de l’Est. Mais tout le monde avait un avis dessus … Elle avait appris l’histoire de l’Europe et de la France et finalement la […]

Check liste pour une bonne traduction de site en russe

Traductrice russe pour un site web

Check-list de cinq critères pour une bonne traduction de votre site en russe Vous souhaitez faire traduire votre site en russe ? Pour assurer l’adaptation de la version russe à des moteurs de recherches, le prestataire doit réunir au moins cinq domaines d’expertise importants: Gérer la mise en page lors de la traduction des sites web La mise en page est un véritable problème pour le prestataire chargé de la traduction d’un site internet. Donc un minimum de connaissances en web design sera un plus considérable lors de votre choix du traducteur. Un bon point : la mise en page d’un site francophone conviendra tout à fait à la lecture de caractères russes, comme le cyrillique a le même espacement que l’alphabet latin et se lit de la même façon, de gauche à droite, de haut en bas (à la différence du chinois, par exemple). Avoir une expertise en SEO, optimiser le texte pour les moteurs de recherche russes Un site internet qui apparaît sur la 55ème page dans les résultats d’une recherche ? Pas une bonne idée. Lors de la traduction, le traducteur doit avoir son dégrée de liberté pour bien positionner les mots clés dans son texte, pour obtenir un bon référencement naturel. Il doit avoir la liberté de repositionner les accents dans vos textes de façon optimal pour les robots de moteurs. Eventuellement changer des phrases peut être nécessaire. Bref, un traducteur russe-expert en SEO – c’est un choix idéal ! Petite astuce : lors du choix du traducteur pour traduire votre site en russe, regardez bien… le positionnement de son propre site sur Google. Si vous trouvez ce traducteur sur la première page de Google, hors pub – cela veut dire qu’il a des connaissances nécessaires en référencement ! Sachez qu’en Russie en termes de nombre d’utilisateurs Google n’a que la 2ème place (près de 45%), et la première place (près de 55%) appartient au moteur Russe Yandex. Donc il faut savoir référencer à la fois sur Google et sur Yandex. Savoir travailler sur les CMS Le traducteur chargé de l’adaptation d’un site web doit avoir des compétences techniques suffisantes pour gérer de nombreux formats de documents. Au minimum, choisissez un traducteur capable de travailler directement dans le WordPress, Wix, Jimdo ou autres CMS de base – cela sera utile lorsqu’il vous faudra refaire appel à ce même traducteur pour mettre à jour le blog ou les pages produits. Avoir une expertise en webmarketing: un vrai plus Aujourd’hui vous traduisez que le site, mais le step 2 sera sans doute d’être présents sur les réseaux sociaux russes et créer des communautés autour de vos produits et services. Si le traducteur que vous choisissez sait gérer les communautés de produits sur les réseaux sociaux, en reprenant votre model de SMM français et en l’adaptant au marché russe – votre développement sur les marchés russophones ira beaucoup plus vite! L’idéal serait en plus que votre traducteur se repère dans les marketplaces web russes (par exemple Wildberries et Lamoda pour le secteur du textile, Yandex Market pour les produits industriels). Ainsi vous pourrez confier à votre traducteur russe une tâche marketing : le référencement de vos produits sur les marketplaces à potentiel de plus en plus intéressant.  Savor localiser le texte, adapter les noms propres La transposition d’un texte vers une autre langue nécessite parfois une adaptation culturelle. Exemple : vous connaissez la marque française de produits infantiles «Blédina» ? Impossible d’introduire une marque avec un tel nom sur le marché russe, comme le mot Blédina est très consonnant avec un des mots les plus grossiers en russe. Quoi qu’il en soit privilégiez toujours un traducteur qui est de langue maternelle russe. Cela sera le gage qu’il connaisse les codes culturels russes et qu’il aura l’intuition linguistique innée pour toute expression, mot ou cas de figure qui paraitra déplacé en russe. En résumant, pour bien localiser votre site en russe,  il faut faire appel à un traducteur natif russe, ayant des expertises complémentaires en SEO, webmarketing et éventuellement marketplaces russes sectoriels.

Education des enfants en Russie: très différente de celle en France

Une fille joue dans le jardin avec son père

Savez-vous que l’éducation des petits enfants en Russie est très différente de celle qu’on adopte en France ? L’article d’aujourd’hui est consacré aux faits qui étonnent les français dans l’éducation russe. Par la statistique 2014, en Russie il y a en moyenne 1,8 enfants par femme. Il y a très peu de crèches publiques et privées, il est extrêmement difficile d’y obtenir une place et la majorité des femmes (toutes celles qui peuvent se le permettre financièrement) gardent leurs enfants jusqu’à 3 ans. Le congé maternité jusqu’à 3 ans En Russie il n’y a pas d’école à partir de 3 ans. Entre 3 et 6 ans on peut inscrire (avec un peu de chance) son enfant dans un Jardin d’enfant, et l’école élémentaire ne commence qu’à 6 ans. Il est très mal vue d’inscrire à la crèche son enfant de moins d’un an. Pour une maman russe c’est un véritable drame. Les mamans russes le plus souvent allaitent leurs enfants pendant longtemps, jusqu’à 2 an et plus. En ce qui concerne le congé paternité… il n’existe pas du tout. Les enfants russes font plein d’activités extra-scolaires : à cinq ans ils font généralement de la danse, du karaté, l’école des beaux-arts, de la musique, du patinage artistique et de l’anglais. Les activités favorites des parents sont le piano, les arts martiaux pour les garçons et la danse pour les filles. Tous les après-midis, après l’école, doivent être occupés ! Généralement se sont les mamies qui les vont chercher les enfants de l’école et les accompagnent : parcours du combattant. L’éducation russe part de l’idée, qu’il n’est jamais très tôt Les enfants russes commencent à apprendre l’anglais dès l’age de 3-4 ans. En principe, l’éducation russe part de l’idée, qu’il n’est jamais très tôt. En théorie les enfants russes doivent apprendre à lire à l’école, à 6 ans, tout comme les enfants français. Mais réellement la majorité apprend à lire avec leurs parents, plutôt entre 3 et 4 ans. On est très focalisé sur la lecture, les parents russes essaient généralement de faire aimer la lecture aux enfants dès le très jeune âge. On est largement troooop gentil avec nos enfants et on essaie de ne jamais monter la voix ni (aucun cas) de les punir, comme à chaque pas on a peur de les blesser, créer des complexes, réprimer leur individualité, et du coup les enfants russes savent se comporter beaucoup moins bien que les enfants français. Ni pain beurre confiture, ni petits gâteaux… En ce qui concerne l’alimentation: pour le petit déjeuner les russes ne donnent pas à leurs enfants ni pain beurre confiture, ni petits gâteaux. Les enfants russes mangent pour le petit déjeuner des céréales, bouillies dans du lait : l’avoine, le sarrasin, etc. Ça s’appelle Kasha et c’est le cauchemar matinal de chaque enfant russe. Une maman russe ne donne pas de frites, de saucisses ni du Coca-Cola à son enfant. Et si elle le fera un jour, elle souffrira de remords toute sa vie. Elle essaie plutôt d’adapter pour son enfant une alimentation saine et le gave d’épinards et de colin à la vapeur. Si ce plat fini étalé sur les murs de la cuisine, une maman russe ne forcera pas et ne donnera rien d’autre. Elle dira : Tu mangeras mieux la prochaine fois.   Pour le déjeuner, c’est toujours d’abord la soupe (et ça – toute l’année), après – plat et dessert. Pas de déjeuner sans soupe ! Coté hygiène : dans tous les établissements infantiles russes les chaussures de rechange sont obligatoires. Voir un enfant porter les chaussures d’extérieur à la crèche (le cas de beaucoup d’établissements en France) est simplement impensable. En Russie il est très rare que les enfants attrapent des poux à l’école : c’est à tel point rare, que les poux sont presque synonyme de la défavorisassion sociale et des prisons (et pas quelque chose d’habituelle à chaque retour de vacances, comme en France).

A table avec les russes: les erreurs à ne pas commetre

une assitte de charcuterie

Aujourd’hui je continue ma série de « faits culturels » sur les russes, qui vous aideront à mieux comprendre notre culture, nos business-codes, et mieux réussir en affaires avec mes compatriotes. Que vous ayez faim ou pas… chez les russes vous allez manger! Vous êtes invité pour un repas dans une famille russe ? Pas de panique, votre traducteur russe vous bief sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. D’abord, on ne vient pas chez les amis sans cadeau. C’est très conventionnel. Les fleurs  et une boite de bonbons au chocolat pour la maitresse de la maison, une bouteille de vin ou de cognac pour votre hôte.  Quand vous êtes arrivé, saluez les gens de la façon suivante : serrez la main aux hommes (oui, comme en France), embrassez les femmes – une fois, pas deux comme en France. Quoi que, la tradition dit, qu’on fait trois fois la bise : une joue, l’autre, en encore la première. Mais aujourd’hui faire une seule bise est la façon la plus courante. Une fois vous avez salué tout le monde, attention, commencez par enlever vos chaussures. C’est un must. En Russie les gens enlèvent obligatoirement les chaussures en entrant chez soi. Si vous ne le faites pas, vous passerez pour le moins pour un plouc. En Russie, à n’importe quelle heure que vous soyez invité, la table sera dressée et l’on vous proposera un repas de fête. De midi à 16 h les russes l’appelleront « déjeuner », si vous êtes arrivé à partir de 18h – alors on parlera de diner. La notion d’apéritif n’existe pas. Que vous ayez faim ou pas, il est impensable de partir de chez les russes sans avoir manger. L’hospitalité russe ne l’accepterait pas. Alors vous avez tout intérêt de venir à jeun !  En Russie on ne prend pas une gorgée d’alcool sans un toast Soyez prêt à retrouver sur la table une dizaine de salades (souvent avec de la mayonnaise industrielle), des cornichons, des tomates salées, choux mariné, champignons marinés, des œufs de saumon, du fromage (et oui, on mange le fromage qu’en entrée). Oui, tout ça – c’est l’entrée. Après la maitresse de la maison vous proposera le plat. Si c’est de la viande, soyez prêt à ce que la viande est été mijotée pendant 2-3 heures. C’est comme ça qu’on l’aime. Pendant tout le repas tout le monde va toaster sans arrêt. En Russie on ne prend pas une gorgée d’alcool sans un toast. Pour que vous soyez prêt, voilà le sujets des toasts que vous pouvez utiliser et qui seront toujours bien pris : « Pour les belles femmes ici présentes », « Pour la maitresse de la maison », « Pour la santé de nos parents », etc. Un autre drôle de coutume que nous héritons de l’époque soviétique et qui existe toujours : si dans la famille il y a des enfants de bas âge, très probablement les parents vont demander au plus petit de … se mettre sur la chaise et de déclamer les vers, qu’il a dû apprendre par cœur auparavant. Les russes commettent de tels actes de torture, pardon, de fierté parentale à partir de 3 ans ! A la fin de cette déclamation, faites comme tout le monde : applaudissez.  Une autre chose importante : en Russie se sont les hommes qui remplissent les verres des femmes. Les hommes, n’oubliez pas de remplir les verres des femmes à coté de vous. Généralement, les femmes russes attendent beaucoup de galanterie des hommes français. Ne les décevez pas : ouvrez la porte devant une femme, laissez la passer… Si une femme part en même temps que vous, aidez-la à mettre son manteau.  Les femmes n’ont pas droit de remplir ses verres A la fin du repas vous aurez droit à un obligatoire thé avec le dessert. Oui, nous, les russes, nous buvons le thé le soir et nous mangeons les fruits le soir, et cela ne nous empêche pas de dormir. Bon, dernier conseil : soyer détendu … Sachez que pour nous, les russes, le français – est une incarnation d’élégance, de style, d’humour, de savoir vivre… Donc si un français commet une bourde dans l’étiquette russe – on l’excusera de tout cœur, déjà parce qu’il est français !

Comment obtenir un visa pour la Russie

passeport français

Tout français qui a voyagé en Russie auparavant se souvient de la queue devant le consulat russe à Paris, où il fallait bien prendre sa place à 4h du matin pour espérer obtenir le visa.Aujourd’hui tout ça est fini. Maintenant toutes les formalités de demande de visa se font via l’organisme agréé, le VHS ( Centre russe de demande de visas ), dont il y a des filiales à Paris, à Marseille et à Strasbourg.Alors comment obtenir un visa touristique pour la Russie sans écueil, même si le but de votre déplacement ce n’est pas que le tourisme ? Du calme, votre traducteur français-russe vous briefe ! D’abord, prenez un rdv au VHS bien d’avance, soit sur le site du centre, soit par téléphone. Pour l’instant la première date disponible est le 7 novembre, donc pas trop d’attente.   Critères de visa touristique assez englobants Sachez, que les critères de visa touristique sont assez englobants : il offre la possibilité de se rendre en Russie pour des négociations d’affaires de courtes durées, pour participer à des expositions, ainsi qu’à des consultations ou examens médicaux. La durée maximale du visa touristique est de 30 jours. Attention, il faudra aussi un voucher de confirmation de l’hôtel (l’hôtel doit être en même temps un tour-opérateur agréé). Si vous allez à Moscou ou Saint Pétersbourg, ce voucher suffira, mais pour un voyage de plus de 13 jours, ainsi que pour un voyage dans toutes les autres villes vous devrez présenter un programme détaillé de votre séjour, tamponné  par un tour-opérateur, ainsi que la facture de l’hôtel. Pourquoi ces mesures sont-elles, dirai-t-on, un peu « draconiennes » ? Tout simplement, parce qu’il y a beaucoup d’hommes français, ayant leurs copines en Russie, qui vont les visiter régulièrement avec un visa touristique, tandis que théoriquement il faut demander un visa privé. Alors, attention, si votre petite amie habite en Russie, les 2-3 premières fois que vous irez la visiter, le visa touristique ne vous sera pas refusé.  Mais après, et surtout si vous y allez tous les 2-3 mois, il faudra quand même demander le visa privé, dans ce cadre vous avez droit d’être hébergé chez un particulier. Ce visa coûte le même prix qu’un visa touristique, mais pour le faire la personne qui vous hébergera en Russie doit vous faire une invitation auprès du Service Fédéral des Migrations (SFM de Russie). Seuls les originaux de ces invitations sont admis par le VHS. Pour faire une telle invitation en Russie il faut à peu près un mois, donc prenez-vous y d’avance ! Les tarifs et les délais Quels sont alors les tarifs et les délais ? Pour un délai d’examen normal comptez 4-10 jours ouvrés, les droits consulaires s’élèveront alors à 35 €, pour le délai d’examen express ( comptez 1-3 jours ) le montant des droits consulaires sera alors de 70 €. A ceux-ci se rajoutent les frais de prestation de services d’un montant de 26 €. Si jamais le VHS a un doute sur le but de votre déplacement, vous vous verrez convoqué à un entretien au consulat ! Voilà ce qu’il faut savoir sur les visas touristiques et privés.Voulez-vous aussi savoir, comment faire un visa d’affaires pour la Russie rapidement et sans problème ? Demandez-moi, et à ce moment-là je consacrerai mon prochain article aux différentes façons de faire un visa d’affaires.

Nouvel An en Russie: traditions et coutumes

Nouvel an russe

Votre traductrice russe à Paris, je continue à vous faire découvrir les traditions russes insolites. Aujourd’hui nous allons fêter le Nouvel An à la russe:) A la différence de la France, les sapins dans les maisons russes apparaissent assez tôt – généralement début décembre (après les fêtes nous avons aussi un peu du mal à les jeter, ils peuvent rester même jusqu’à la fin février). Les russes travaillent le 31 décembre, mais généralement se sont des courtes journées, comme de nombreuses préparations nous attendent à la maison. Alors, quel est le repas typique de la fête de Nouvel An en Russie ? Tout d’abord, c’est l’obligatoire et irrévocable salade Olivier. Nous croyons que c’est une salade française, mais en réalité en France personne se risquerai à manger ça : « Olivier » – c’est le mélange de légumes bouillis avec la viande bouillie ou du saucisson, le tout coupé en petits morceaux, plus des petits pois bouillis, plus des cornichons salés, le tout assaisonné de la mayonnaise industrielle (en Russie on ne fait pas de mayonnaise maison). Gouterez-vous ce  genre de macédoine bizarre ? L’autre élément indispensable de la table du nouvel an – les tartines aux œufs de saumon (à l’époque soviétique c’était souvent le caviar d’esturgeon (qui n’était pas si cher que ça), les mandarines, le champagne « Soviet », vodka, harengs marinés. De nos jours il n’y pas de plat chaud particulier qui est associé au Nouvel an. Le plat traditionnel du Nouvel an du XIX-e siècle fut inventé par le chef français de l’impératrice Catherine la Grande : une farce d’alouette et d’olives dans une perdrix, celle-ci allait dans un faisan, et le tout allait dans un porcelet ! Mais c’est fini le lux impérial, aujourd’hui on se contente d’un porc farci au sarrasin, d’un hareng sous le « manteau de fourrure » de la betterave, pommes de terre et mayonnaise et d’autres plats plus modestes. Savez-vous comment s’appelle le Père Noël Russe? Avec qui et comment on fête le Nouvel an – c’est très important, comme un présage russe dit : « Comment on rencontre le Nouvel an – de même façon il va passer ». Donc on essaie de le fêter au mieux et bien accompagné. Le 31 décembre il ne faut pas emprunter ni rendre de l’argent, sinon selon la sagesse populaire, on risque d’avoir des dettes et les rendre toute l’année.  On doit être habillé de vêtements neufs – le gage d’avoir des vêtements neufs toute l’année ! Les enfants se couchent un peu plus tard que d’habitude le 31, et ils essaient de ne pas s’endormir, parce que la nuit le Père Noël  passera et leur laissera des cadeaux sous le sapin. En russe on l’appelle plutôt Père Gel ! Mais pour que tout se passe bien (le Père Noël est un peu débordé de boulot quand même!), il faut dire auparavant à maman ce qu’on veut que le Père Noël nous offre, et maman va bien lui passer le message ! Il existe aussi pour les parents une option de « commander » un Père Noël à la maison (il y a plusieurs agences qui offrent ce « service à domicile »), il passera le premier janvier. Le Père Noël russe n’ouvre pas tout seul. Il est assisté pas sa petite fille. En Russie le Père Noël et traditionnellement accompagné par sa petite fille, Snegurojka, qui est habillée en manteau de fourrure bleu. Elle aide le Père Noël à distribuer les cadeaux aux enfants qui ont été sages ! Très souvent le Père Noël est incarné par le papa ou le grand père déguisé. Mais il ne donne pas les cadeaux parce qu’on a de beaux yeux, il faut les mériter : raconter un vers, danser ou chanter ! Le premier janvier en Russie est férié, traditionnellement ce jour-là on part à la campagne, on fait des bonhommes de neige, on fait de la luge, on joue aux boules de neige… C’est bien parti pour des vacances de 9 jours, comme depuis 2013 Poutine a prolongé les vacances de Nouvel an jusqu’au… 8 janvier, donc si vous allez en Russie pour les affaires, surtout éviter cette période, tout est fermé !

Traditions russes : les baignades glacées de Noël

paysage hivernal russe

Pourquoi nous les russes nous aimons nous  baigner dans les trous de glace? Je commence par ce billet de blog une série des articles sur les anciennes traditions, les us et les coutumes russes. Si un jour vous serez amené à voyager en Russie — pour les affaires ou pour le tourisme — ces informations vous aideront à mieux vous repérer dans les codes culturels russes et même… faire en peu la couleur locale au besoin 😊 En France on pense que c’est plutôt les norvégiens qui aiment se baigner dans les trous de glace. Mais en fait, c’est une très vieille tradition russe ! Ancienne tradition russe de se baigner à «banya»… Quésaco? Traditionnellement nous nous baignons dans l’eau glacée après la « banya » – sorte de sauna très humide avec de la vapeur. Le rituel « banya russe » est le suivant : le local du banya est chauffé jusqu’à une température pouvant atteindre  120 degrés. Le baigneur se met sur un banc en bois et ses copains (ou un employé de la bania) le fouette très fort dans le dos à l’aide d’un balai en bouleau sec. A l’époque on considérait que ces balais aidaient à chasser les mauvais esprits.  Après le fouettement le baigneur sort du local du sauna et court dans la neige, tout nu, jusqu’au trou dans la glace, découpé dans le lac ou le fleuve gelé (au pire il peut plonger sur un tas de neige, comme solution alternative). On considère qu’une telle baignade a un effet rajeunissant, que c’est bon pour le cœur et pour la circulation sanguine, et que cela renforce la résistance au froid ! Cette tradition remonte à l’époque du paganisme. C’était encore le peule des scythes qui plongeait les nouveau-nés dans l’eau glacée pour renforcer leurs défenses immunitaires ! Le saviez-vous? En Russie ancienne, selon la tradition, avant le mariage la future mariée devait aller à la banya avec la mère du futur époux. Comme ça, la future belle-mère regardait la morphologie de sa future belle fille pour estimer ses chances de donner une descendance saine ! Et vous, les filles, iriez-vous au spa avec la future belle mère? Le tsar russe Ivan le Terrible aimait éprouver la valeur de ses courtisans aux ambassadeurs étrangers : le tsar obligeait ses valets d’enlever  leur manteau de fourrure et  plonger dans un trou de glace. Il les obligeait à le faire, tout en élégance, en souriant, comme si ça leur donnait un plaisir épicurien ! Le bois de bouleau qui est utilisé pour chauffer la bania traditionnelle contient le brai qui a de très fortes propriétés désinfectantes et qui rend le local de banya presque stérile. Pour cette raison, en ancienne Russie,  les femmes accouchaient dans la banya ! Reste à ajouter que les personnages des contes russes, pour se rajeunir – quelle méthode anti-âge originale  – se baignaient dans du lait bouillant ! Et vous, une petite baignade dans l’eau glacée – ça vous tenterai ?