EXPERIENCE D’UN PMI FRANCAIS SUR LE MARCHE RUSSE: CAS DE SAS SICCOM

Marina — Lundi 8 Avril 2019

Une PMI française SAS SICCOM a réussi à pénétrer le marché russe, y établir des relations de confiance et y devenir un acteur important en 5 ans.

Pierre-Gilles Vassort, responsable de zone Export de la société Siccom, fabricant français de pompes de relevage de condensats, nous raconte son histoire de la conquête du marché russophone : difficultés, certification, problèmes typiques du marché russe, etc.

Mission de traduction français russe lors du salon Klimat World à Moscou

Première démarche : la certification EAC

Mon expérience du marché Russe s’est faite sur une intuition : Comment un pays de plus de 170 millions de personnes pourrait s’intéresser à un accessoire de climatisation (pompes de relevage)?

La Russie est un pays froid dans nos pensés mais aussi un pays chargé d’histoire avec des populations aisées et beaucoup de bâtis historiques, bref une étude s’est imposée.

Nos premières démarches ont été celles des certifications et obtenir le droit d’exporter en étant aux normes locales – EAC (Certificat de l’Union douanière Russie-Bielorussie-Kazahstan). On doit certifier les produits par code douanier (reprenant plusieurs références), la démarche étant assez chère. Nous avons décidé de passer par une société de certification suisse SERCON et on a obtenu la certification rapidement.

Prospection du marché russe

Une fois cette formalité faite, nous nous sommes interrogés pour estimer le marché potentiel et très vite la barrière de la langue et de la culture s’est imposée.
  Le recours à un interprète natif à été incontournable. Consulter « Yandex » (moteur de recherche russe, beaucoup plus utilisé par les russes que Google) pour identifier des prospects, leur téléphoner pour obtenir des informations et dans un second temps après leurs identifications prendre des rendez-vous… Les entrepreneurs Russes changent et sont friands de technologie européenne, mais malgré ces intérêts, ils restent Russes et ne parleront ouvertement qu’avec un natif ; je pense que c’est la clé.

Marché russe : développement

En commençant comme un tout petit acteur de marché avec 2 petits distributeurs dans la région de Moscou, en 5 ans notre société est devenue leader sur notre marché de mini-pompes de relevage en Russie, avec 5 distributeurs nationaux. Nous sommes passé en 5 ans de 200.000 euros à 1.200.000 euros et plus de 50% de parts de marché… 

La suite de l’histoire de Siccom en Russie –  très bientôt dans le blog: développement de marché russe, problèmes clés  et aussi la perspective de l’ouverture des autres marchés de l’ex-espace soviétique comme la suite logique du développement de la marque en Russie.

Marché russe : expansion 

En commençant comme un tout petit acteur de marché – en 5 ans Siccom est devenu l’acteur possédant 50% de parts de marché russe de mini-pompes de relevage.  Les clients Russes sont friands de marketing européen, de challenges commerciaux et de technologies de l’ouest, ils apprécient beaucoup le contact directe avec le fabricant européen, leur montrant notre ouverture et disponibilité. Dès lors je me déplace souvent sur tout le territoire russe et je forme nos partenaires sur place, ce qui contribue à l’image de marque sérieuse et fiable.

En 5 ans, ma vision de ce pays a changé. Les Russes sont très proches de nous, ils ont besoin d’être rassuré, de tester, de retester et ils deviennent des partenaires.  J’ai maintenant des clients fidèles qui n’hésitent pas à me demander des informations sur leur propre marché et ils sont force de proposition pour de nouveaux produits. Un de nos partenaires russes a même participé à la conception d’une nouvelle technologie pour notre gamme de pompes économiques! 

En termes de CA global sur le marché russe, nous sommes passé en 5 ans de 200.000 euros à 1.200.000 euros. 

Marché russe : problème clés

Dans les problèmes clés de ce marché on peut cité les guerres de prix, menées par des distributeurs locaux, donc il nous faut être constamment à la veille et chercher les façons de ne pas leur permettre de « tuer » la marque. Deuxième problème: il n y a pas longtemps c’était les paiement depuis les off-shores et les schémas de paiements assez « montés ».Nos partenaires peuvent avoir plusieurs noms et formes juridiques, et dès fois ça pose problème aux Coface, donc on n’a pas de garanties bancaires pour certains entre nos partenaires.

Mais le marché a tendance a devenir plus transparent. Depuis quelque dernières années tous nos partenaires nous paient depuis la Russie.

D’autres marchés russophones

Après la Russie on a réussi à “ouvrir” les marchés comme Ukraine et Kazakhstan. On a actuellement deux distributeurs en Ukraine et un distributeur à Kazakhstan, actuellement on essaie de développer Azerbaïdjan. Ces marchés sont similaires à celui de Russie mais avec la capacité d’achat plus faible, et aussi la spécificité c’est que tout marche uniquement par connaissances. Donc actuellement nous misons beaucoup sur les marchés russophones, et j’espère que notre exemple positif inspirera les autres PMIs industriels français de tester ces marchés à un très grand potentiel.

 

Interprète et traductrice professionnelle, bilingue français-russe, je vous accompagne pour toute démarche de prospection et de développement de votre activité sur le marché russe.  N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignement supplémentaire. 

 

Marina Yulis

EXPERIENCE D’UN PMI FRANCAIS SUR LE MARCHE RUSSE: CAS DE SAS SICCOM


Une PMI française SAS SICCOM a réussi à pénétrer le marché russe, y établir des relations de confiance et y devenir un acteur important en 5 ans.

Pierre-Gilles Vassort, responsable de zone Export de la société Siccom, fabricant français de pompes de relevage de condensats, nous raconte son histoire de la conquête du marché russophone : difficultés, certification, problèmes typiques du marché russe, etc.

Mission de traduction français russe lors du salon Klimat World à Moscou

Première démarche : la certification EAC

Mon expérience du marché Russe s’est faite sur une intuition : Comment un pays de plus de 170 millions de personnes pourrait s’intéresser à un accessoire de climatisation (pompes de relevage)?

La Russie est un pays froid dans nos pensés mais aussi un pays chargé d’histoire avec des populations aisées et beaucoup de bâtis historiques, bref une étude s’est imposée.

Nos premières démarches ont été celles des certifications et obtenir le droit d’exporter en étant aux normes locales – EAC (Certificat de l’Union douanière Russie-Bielorussie-Kazahstan). On doit certifier les produits par code douanier (reprenant plusieurs références), la démarche étant assez chère. Nous avons décidé de passer par une société de certification suisse SERCON et on a obtenu la certification rapidement.

Prospection du marché russe

Une fois cette formalité faite, nous nous sommes interrogés pour estimer le marché potentiel et très vite la barrière de la langue et de la culture s’est imposée.
  Le recours à un interprète natif à été incontournable. Consulter « Yandex » (moteur de recherche russe, beaucoup plus utilisé par les russes que Google) pour identifier des prospects, leur téléphoner pour obtenir des informations et dans un second temps après leurs identifications prendre des rendez-vous... Les entrepreneurs Russes changent et sont friands de technologie européenne, mais malgré ces intérêts, ils restent Russes et ne parleront ouvertement qu’avec un natif ; je pense que c’est la clé.

Marché russe : développement

En commençant comme un tout petit acteur de marché avec 2 petits distributeurs dans la région de Moscou, en 5 ans notre société est devenue leader sur notre marché de mini-pompes de relevage en Russie, avec 5 distributeurs nationaux. Nous sommes passé en 5 ans de 200.000 euros à 1.200.000 euros et plus de 50% de parts de marché… 

La suite de l'histoire de Siccom en Russie -  très bientôt dans le blog: développement de marché russe, problèmes clés  et aussi la perspective de l'ouverture des autres marchés de l'ex-espace soviétique comme la suite logique du développement de la marque en Russie.

Marché russe : expansion 

En commençant comme un tout petit acteur de marché - en 5 ans Siccom est devenu l'acteur possédant 50% de parts de marché russe de mini-pompes de relevage.  Les clients Russes sont friands de marketing européen, de challenges commerciaux et de technologies de l’ouest, ils apprécient beaucoup le contact directe avec le fabricant européen, leur montrant notre ouverture et disponibilité. Dès lors je me déplace souvent sur tout le territoire russe et je forme nos partenaires sur place, ce qui contribue à l’image de marque sérieuse et fiable.

En 5 ans, ma vision de ce pays a changé. Les Russes sont très proches de nous, ils ont besoin d’être rassuré, de tester, de retester et ils deviennent des partenaires.  J’ai maintenant des clients fidèles qui n’hésitent pas à me demander des informations sur leur propre marché et ils sont force de proposition pour de nouveaux produits. Un de nos partenaires russes a même participé à la conception d'une nouvelle technologie pour notre gamme de pompes économiques! 

En termes de CA global sur le marché russe, nous sommes passé en 5 ans de 200.000 euros à 1.200.000 euros. 

Marché russe : problème clés

Dans les problèmes clés de ce marché on peut cité les guerres de prix, menées par des distributeurs locaux, donc il nous faut être constamment à la veille et chercher les façons de ne pas leur permettre de « tuer » la marque. Deuxième problème: il n y a pas longtemps c’était les paiement depuis les off-shores et les schémas de paiements assez « montés ».Nos partenaires peuvent avoir plusieurs noms et formes juridiques, et dès fois ça pose problème aux Coface, donc on n’a pas de garanties bancaires pour certains entre nos partenaires.

Mais le marché a tendance a devenir plus transparent. Depuis quelque dernières années tous nos partenaires nous paient depuis la Russie.

D’autres marchés russophones

Après la Russie on a réussi à "ouvrir" les marchés comme Ukraine et Kazakhstan. On a actuellement deux distributeurs en Ukraine et un distributeur à Kazakhstan, actuellement on essaie de développer Azerbaïdjan. Ces marchés sont similaires à celui de Russie mais avec la capacité d’achat plus faible, et aussi la spécificité c’est que tout marche uniquement par connaissances. Donc actuellement nous misons beaucoup sur les marchés russophones, et j’espère que notre exemple positif inspirera les autres PMIs industriels français de tester ces marchés à un très grand potentiel.

 

Interprète et traductrice professionnelle, bilingue français-russe, je vous accompagne pour toute démarche de prospection et de développement de votre activité sur le marché russe.  N'hésitez pas à me contacter pour tout renseignement supplémentaire.